Enfin un nouvel article sur mon blog ! Les examens maintenant terminés, d’autres billets ne devraient plus tarder si jamais j’en ai la force (et pour le moment, c’est plutôt bien parti).

Je vous propose aujourd’hui une critique de Hoshizora no Memoria -Wish upon a Shooting Star- (HnM), un galge produit par FAVORITE en 2009, et ayant fait l’objet d’une traduction en anglais dont le patch est sorti récemment. J’ai d’abord été captivé par le style graphique et les artworks que je trouvais vraiment beaux, et par son ambiance vespérale qui m’a suffisamment séduit pour que je me décide à le lire. Autant le dire tout de suite, HnM ne m’a globalement pas déçu : en dépit du manque d’originalité, il parvient quand même à se créer une atmosphère accrocheuse qui se détache de la tendance que j’ai pu constater jusqu’à présent. Un bon point, certes, mais contrebalancé par des défauts qui méritent d’être relevés. La partie « Mon appréciation générale » comporte des spoils mineurs, vous voilà prévenus.

Après la mort soudaine de leur mère, You Kogasaka et sa petite sœur retournent dans la ville de leur enfance pour vivre chez leur tante. You décide dès son arrivée de visiter le lieu où il avait l’habitude d’observer les étoiles avec une amie d’enfance. Il tombe alors sur une fille qui lui ressemble trait pour trait, mais armée d’une énorme faux : elle prétend être une shinigami qui fauche les cauchemars. You n’est pas au bout de sa peine, car cette inconnue du nom de Mare lui plante brusquement son arme dans le corps.

Mare S. Ephemeral

Hau~, omochikaeri ! >3<

Une fille qui a une très forte ressemblance avec l’amie d’enfance de You. Se targuant d’être une shinigami qui fauche les cauchemars, elle est toujours accompagnée d’une gigantesque faux et se trouve principalement à l’endroit où You avait l’habitude de s’amuser avec la fille de ses souvenirs, lorsque les étoiles sont bien visibles. Mare est mal à l’aise avec les inconnus et adore contredire les gens, surtout You.

Asuho Minahoshi

Ce qu’il faudra surtout et uniquement retenir de cette image, c’est le joli visage d’Asuho ❤

D’une nature joyeuse, Asuho est une camarade de classe de You, qu’elle connait depuis longtemps, avant même qu’il ne déménage. Elle parvient difficilement à cacher son intérêt pour You. Bien qu’elle soit la déléguée de la classe, elle n’hésite pas à faire la sieste pendant les cours. Elle adore observer les étoiles, à tel point qu’elle fait partie d’un club ayant cette activité pour objet. Asuho travaille de temps en temps au café de son père, le Milky Way.

Chinami Kogasaka

J’ai beau la critiquer, elle n’est pas bien méchante et sait se montrer mignonne parfois.

Petite sœur de You, Chinami a le don s’agacer son frère par sa bonne humeur excessive et son côté maladroit qui la rendent difficile à supporter. Malgré sa volonté d’aider son frère, qu’elle adore, à préparer le petit déjeuner chaque matin, son pouvoir de changer n’importe quel aliment en charbon ne joue pas en sa faveur. Grâce à son personnalité très ouverte, elle se fait facilement des amis.

Isuzu Aoi

Ne vous fiez pas à son caractère, vous apprendrez à l’apprécier durant sa route =3

Voisine de You, Isuzu est une kouhai à la langue particulièrement acérée qui la rend délicate à approcher. A cause de son côté désagréable, elle n’a pas d’amis et n’en veut pas. Elle entretien une relation assez particulière avec les étoiles. Isuzu vit seule avec sa petite sœur, Suzuha.

Kosame Hisakaki

Elle est tout simplement parfaite, une vraie déesse !

Amie de Asuho, Kosame est une fille très gentille et belle qui agit un peu comme une grande sœur au sein du groupe. Elle adore taquiner ses amis, mais perd son assurance quand c’est à elle d’en faire les frais. Sa tendance lesbienne très marquée a pour victime principale sa jumelle Komomo, même si Asuho en pâtît de temps à autre.

Komomo Hisakaki

Une des trois tsundere de l’histoire, sans doute la plus classique.

L’ainée des jumelles, Komomo fait partie du conseil des élèves et prend ses fonctions très à cœur. Sérieuse mais têtue, elle se dispute souvent avec Asuho au sujet du club, qui ne remplit pas les critères pour être considérés comme tel, d’autant qu’elle déteste personnellement les étoiles. Elle a horreur d’être appelée par son prénom, d’où les taquineries de ses amis. Elle s’occupe du temple familial quand elle en a le temps.

A côté des personnages principaux, on trouve des personnages secondaires que j’ai tenu malgré tout à présenter :

Shino Kogasaka

Je ne comprends pas pourquoi elle a si peu de succès. Elle est juste adorable ! Pourquoi ne pas l’avoir intégrée parmi les filles à conquérir ? =/

En tant que tante de You et Chinami, Shino les aime comme s’ils étaient ses propres enfants. Un peu tête en l’air par moment, elle est toujours gentille et ne hausse jamais la voix.

Mirai Asuka

L’ami un peu stupide, mais pas trop du VN.

Principal ami masculin et camarade de You, Mirai a pour passion les phénomènes occultes et a créé un club à cet effet.

Haruto Okaizumi

Son instabilité est vraiment amusante à voir x)

Haruto est un senpai ainsi que le chef du club d’astronomie, qu’il a défendu au maximum face au conseil des élèves. Il lui arrive souvent de perdre la tête et le moyen efficace pour le calmer est de l’occuper avec un objet particulier.

Setsuna Suwa

Pas grand-chose à dire sans spoiler =/

La mystérieuse Setsuna fait partie du club d’astronomie, mais n’assiste quasiment jamais aux activités.

Souichirou Minahoshi

Le père d’Asuho est un sacré phénomène, lui aussi. Sa tolérance n’est pas ordinaire…

Le père d’Asuho tient un café, le Milky Way, et est particulièrement tolérant envers les personnes qu’il rencontre. Il tient beaucoup à sa fille, mais est assez maladroit pour l’exprimer.

HnM est un bon visual novel, sans pour autant être un excellent VN. Il reprend les codes du nakige pour offrir une œuvre qui se veut mémorable, moins banal qu’un galge lambda (OwD, par exemple), mais moins appréciable qu’un Little Busters!.

Le début de HnM est particulièrement lent, ce qui peut rebuter certains. Une atmosphère frivole est au rendez-vous dès le début avec le comique de répétition de Chinami (« Onii-chan, onii-chan, onii-chan ! »), qui s’avère rapidement très lourd, et on a également des flashbacks de l’enfance de You. Mais passé ce début nonchalant, l’histoire prend plus de couleurs avec la découverte des différents personnages du VN qui sont stéréotypés (comme dans tous les galge, en fait) mais attachants.

En tout, il y a sept routes, dont quatre sont à débloquer : les routes d’Asuho, d’Isuzu et de Komomo sont disponibles dès le départ ; il faudra alors finir la route d’Isuzu pour débloquer celle de Chinami, et terminer l’histoire de Komomo pour obtenir celle de Kosame ; lorsque toutes les routes seront finies, la route de la fille mystérieuse (true end) est débloquée, et son accomplissement mènera à une route bonus qui est celle de Mare.

Les routes sont inégales en qualité et en longueur : si certaines nous éclairent plus sur les mystères de l’histoire (la route de Kosame et de Komomo, par exemple), d’autres n’apportent pas d’éclaircissement au puzzle (celle d’Asuho, entre autres).

Ce qui distingue HnM des autres VNs que j’ai pu tester, c’est son thème : les étoiles. HnM ne fait pas les choses à moitié et introduit le lecteur dans l’observation des astres par l’intermédiaire d’Asuho, très calée sur le sujet, et des autres personnages, dont You lui-même. On a ainsi droit à une présentation de la légende de Tanabata mettant en scène Orihime et Hiko-boshi, qui se superpose à la promesse qu’a faite You à la fille de ses souvenirs, donnant au tout un côté romantique un peu niais mais que j’apprécie malgré tout.

Les personnages en eux-mêmes n’ont rien d’extraordinaires : comme je l’ai dit, ils sont stéréotypés. Le protagoniste lui-même n’y échappe pas : on est en présence du gars assez classique d’un galge, qui sait avoir du style et aime asticoter les autres, tout en étant fidèle à celle que son cœur a choisi. Cependant, les personnages ont chacun des tics amusants à relever qui les empêchent de tomber dans le cliché pur et dur sans profondeur. On retiendra entre autres le « Heei ! » de Kosame en frappant You à la tête, le « Baka-baka » de Mare, le « Onii-chan, onii-chan, onii-chan ! » de Chinami (qui tape sur les nerfs après trois fois, il faut l’avouer).

Il n’y a pas beaucoup de choix à faire dans HnM, et ces choix sont assez espacés entre eux, ce qui ralentit indéniablement l’accès aux autres routes, même en mode skip.

J’ai trouvé que la meilleure route était celle de la true end, et c’est à peu près le même avis que la plupart des lecteurs donnent après avoir bouclé le VN. Les autres routes ne sont pas mal, surtout celle d’Asuho (que je trouve adorable tant au niveau du personnage qu’au niveau de l’histoire, bien que très classique quant à cette dernière), mais j’ai été déçu par celle de Chinami qui n’a pas su la rendre suffisamment attachante. Le problème avec Chinami, et beaucoup en conviennent, c’est qu’elle est insupportable, même auprès des fans d’imouto (dont je fais partie, même si j’ai un faible plus important pour les personnages grandes sœurs, hum…). Alors qu’une route est censée révéler le passé de la fille afin d’attiser notre compassion, celle de Chinami m’a laissé de marbre, tandis que celle d’Isuzu, fille très désagréable au premier abord, s’est avérée être plus mignonne (le dere dere étant à son apogée).

La mini route de Mare est plutôt anecdotique, celle-ci n’apportant guère de révélation et se finissant très rapidement. Elle a pour but avoué de montrer du lolicon, détail cocasse quand on sait que la team de traduction Staircase Subs a pris un malin plaisir à censurer ses scènes H par une photo de dauphins. Il est possible d’enlever l’impertinente photo de dauphins en supprimant, pour Windows 7, le dossier graph_vis situé dans : C:\Utilisateurs\<Nom d’utilisateur>\AppData\Local\VirtualStore\Program Files (x86)\Crossnet\Memoria.

Dans l’ensemble, chaque route parvient à maintenir une certaine tension quand la situation le commande, ce qui pousse le lecteur à vouloir découvrir la suite.

D’ailleurs, on peut relever que HnM est très tourné tsundere-fan, avec Isuzu, Komomo et Mare comme représentantes. C’est d’ailleurs la première fois que je vois autant de tsundere dans un VN.

En tout, il faudra compter de vingt à trente heures pour achever HnM, ce qui est assez long.

Comme on peut s’attendre d’un VN développé par un studio professionnel, pas vraiment de critiques concernant ce point. Le style de dessin, bien que générique, est très beau. Les personnages masculins dans HnM sont plutôt soignés et ne se retrouvent pas affublés d’un dessin médiocre à cause d’un manque d’attention. Les CGs (et accessoirement HCG) sont de très bonne facture, notamment ceux qui se passent sous un ciel étoilé.

La caméra bouge beaucoup dans HnM : un coup elle se focalise sur untel, un coup elle revient sur un autre, se rapproche de celui-ci, s’en éloigne, etc. Il y a pas mal d’animations, dont certaines accompagnent les scènes où les personnages sont en SD.

La pauvre Chinami qui se fait martyriser les tempes… !

A noter qu’on a parfois droit au point de vue des filles que l’on conquiert, et dans ces cas-là, l’écran est encadré par deux bandes noires à la manière d’un film.

Les deux bandes sont assez discrètes ici, mais on voit mieux la différence dans le VN.

Les 47 pistes sont fort sympathiques, tous les registres sont présents. A cause du thème de HnM, on a l’impression que certains OSTs conviendraient vraiment à l’observation d’une nuit étoilée, notamment la piste 32. La piste 41 est ma préférée, elle a ce petit quelque chose qui donne du courage (un peu théorique, je sais), en plus d’être franchement beau. Inévitablement, j’ai apprécié l’opening qui est une version chantée de cette piste.

Le choix des doubleurs est impeccable, un peu trop même pour ce qui est de Chinami : elle correspond merveilleusement bien au personnage, ce qui est à la fois un compliment (on imaginerait mal une autre doubleuse à sa place) et un défaut (ça signifie malheureusement que sa voix est énervante…). Sinon, j’adore la voix d’Asuho, elle est tout bonnement irrésistible quand elle boude ou se plaint ! On voudrait presque l’étreindre.

HnM est un galge/nakige qui est vraiment bon. Il sait conserver une certaine gravité, et l’humour n’intervient pas aux mauvais moments (ce que je reproche à OwD). Le thème est parfait pour les intrigues romantiques. Si Air (Key) évoque un ciel ensoleillé lors d’une chaude journée d’été, Hoshizora no Memoria présente la beauté d’un ciel parsemé d’étoiles assorties de légendes. C’est une lecture que j’ai appréciée en dépit de ses défauts (début long et barbant, routes mal équilibrées), et que je recommanderai même s’il y a mieux (Little Busters!, par exemple).

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