Nom de nom, c’est bientôt la rentrée ! Ce sera maintenant un peu plus délicat pour lire des VNs et m’occuper du blog, je le crains. Mais ne vous en faites pas, il est hors de question que je laisse tomber Durimu Dream et je continuerai, bien qu’à un rythme moins soutenu, à poster des articles.

La critique d’aujourd’hui porte sur Deardrops, un VN d’Overdrive sorti en 2010 au Japon, qui a pu avoir une version anglaise deux ans plus tard grâce à MangaGamer. Deardrops reprend le thème de la musique à l’instar de KiraKira, un autre eroge produit par Overdrive et sorti antérieurement, en 2007. Contrairement à ce que dicte la logique, j’ai choisi de lire le successeur d’abord avant de m’attarder sur KiraKira. J’ignore si cela aura une influence décisive sur ma manière d’appréhender les deux VNs, mais je voulais tenter le coup.

Que dire sinon du VN ? Eh bien, s’il y a bien quelque chose que je n’oublierai pas de ces vacances (à part mon voyage en Italie), c’est cette aventure que j’ai pu vivre aux côtés de Shoichi, Riho, Kanade, Yayoi, Rimu et Eiji ! Deardrops a tout du VN qu’on lit avec plaisir, et je suis très ravi d’avoir pris la version limitée de chez MangaGamer (comprenant un disque d’installation du VN, un autre avec quelques chansons, et les médiators des membres du groupe). Je ne m’éterniserai pas dans l’introduction parce que j’ai des choses à dire dans le corps de l’article. C’est par ici !

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Depuis tout petit, Shoichi s’est consacré corps et âme au violon. Son talent précoce lui a permis de remporter le premier prix à un grand concours et de gagner une place dans un orchestre en Allemagne. Mais un obscur incident se produit et le force à retourner au Japon, en laissant tomber sa passion du violon. N’ayant nulle part où aller, il bénéficie heureusement de l’aide de Kanade, son amie d’enfance, qui lui propose de s’installer dans le live house que gère son père. En échange, Shoichi doit y travailler, ce qui l’amène à rencontrer des musiciens de toute sorte. De ces rencontres, l’ancien violoniste découvre des aspects qu’il ignorait de la musique et recommence à s’y intéresser de près. Quand finalement, on lui donne l’opportunité de poser ses doigts sur les fils d’une guitare, sa vie reprend un tout autre tournant.

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Shoichi Suganuma : Sous les directives d’un père autoritaire, Shoichi a pratiqué le violon dès l’âge de trois ans jusqu’à acquérir un excellent niveau. Grâce à son travail acharné, il réussit à atteindre la première place à un prestigieux concours et se fait repérer par un orchestre allemand, qui décide de le recruter. Mais après cinq ans passés en Allemagne, Shoichi revient au Japon, sa passion du violon fortement mise à mal, pour une raison qu’il tient à garder secrète. Vivant et travaillant désormais dans le live house que tient le père de Kanade, le prodige est d’une certaine façon obligé de reprendre la musique, mais cette fois-ci en s’essayant à un autre instrument à cordes : la guitare. Bien que Shoichi ait abandonné le violon, les vieilles habitudes le reprennent souvent et il a du mal à marier son ancienne expérience avec celle qu’il acquiert à la guitare.

Shoichi est un héros au fond simple, avec cette envie de faire le bien autour de lui, comme tout protagoniste de galge qui se respecte. Mais il n’a rien du type ordinaire qui fait tomber les filles par sa seule gentillesse : Shoichi est un génie du violon et un jeune homme au minois qui ne laisse pas indifférent. Rien à voir avec ces satanés héros dont l’insipidité aide le lecteur insipide à s’y identifier pour sortir de son insipide quotidien.

J’ai trouvé le personnage de Shoichi beaucoup plus fascinant que ce qu’on peut rencontrer dans certains galge comme My Girlfriend is the President, Hinatabokko et Princess Waltz, qui présentent des héros manquant de caractère. Son passé en Allemagne n’y est pas pour rien. Sa chute prématurée en Allemagne en fait une sorte d’ange déchu qui essaie de se chercher une place en Enfer, dans un univers musical opposé à ce qu’il connaissait jusque-là : le Rock. Son passé n’est révélé clairement que dans les routes de Kanade et de Riho.

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Kanade Sakurai (doublée par Aoba Ringo) : Amie d’enfance de Shoichi, Kanade est une fille bien élevée qui fait passer l’intérêt des autres avant le sien. Elle a très peu confiance en elle et s’inquiète pour l’avenir de Shoichi dans la musique. Kanade adore fredonner des chansons, mais sa timidité la pousse à être discrète. Elle sait jouer de la guitare, bien que son niveau reste amateur. Kanade prend toujours la défense de son ami d’enfance, n’hésitant pas à passer outre sa timidité naturelle. L’attention qu’elle porte à Shoichi ne semble pas être le fruit d’une simple amitié.

Kanade est l’archétype de l’amie d’enfance dere dere envers le héros depuis le début de l’histoire. Sa timidité, son manque de confiance et son caractère discret peuvent la rendre fade, mais sa métamorphose durant son scénario la place inévitablement sous les projecteurs, là où se trouve sa véritable place. Autant le dire tout de suite, j’ai apprécié les quatre héroïnes de Deardrops, bien qu’à des degrés différents. Elles ont toutes un petit quelque chose qui fait qu’on ne peut pas les détester. Il n’y a pas à dire, c’est une bonne chose !

Comparé aux routes de Yayoi et de Rimu, celle de Kanade est beaucoup plus longue et englobe une multitude d’aspects de la vie d’un musicien, comme les difficultés pour l’artiste de se faire connaître et la grande place qu’occupe la chance, les rivalités entre musiciens pourtant amis, l’abandon de ses particularités pour mieux se vendre, la résurgence du passé, la puissance des médias, l’imprévisibilité du public… De ce fait, on a droit à une route très riche qui approfondit à la fois le personnage de Kanade mais aussi de Shoichi. Seule la route de Riho parvient à se placer au-dessus d’elle.

D’ailleurs, on alterne souvent entre le point de vue de Shoichi et celui de Kanade, ce qui est une excellente idée puisqu’on peut mieux voir les efforts de Kanade pour sortir de l’anonymat à travers ses propres yeux.

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Chika Sakurai : La petite sœur de Kanade, Chika, est une fillette plutôt précoce pour son âge qui a du caractère. Elle tient à mettre un point d’honneur à combattre les injustices.
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Sadao Sakurai : Sadao est le père de Kanade et de Chika ainsi que le gérant du live house 696. Son âge avancé lui joue des tours au niveau des hanches, mais il conserve néanmoins une maitrise stupéfiante de la batterie. Il est très respecté par les musiciens qui le côtoient et se fait même appeler « Master ».
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Riho Kaguya (doublée par Yui Kano) : Riho est une beauté froide qui n’a pas peur de se faire des ennemis. Des quelques rencontres hasardeuses avec Shoichi, il semblerait que Riho le connaisse et sache qu’il était un prodige du violon. D’ailleurs, elle n’a pas l’air ravie de sa reconversion en guitariste. Riho est une fille qui n’a pas froid aux yeux et dit ce qu’elle pense sans broncher. Elle est honnête avec ce qu’elle ressent et n’hésitera pas à dire qu’une chose est bien si elle l’est, et vice-versa.

Riho est la tsundere typique, qui s’emporte contre le héros dès le début avant de se radoucir. Son caractère extrêmement têtu la rend très irritante au début, mais une fois qu’on s’est accoutumé à cette tête de mule, qu’on a appris que ses décisions extravagantes pouvaient changer significativement l’histoire, on lui pardonne ! Elle a une manière tellement simple de réfléchir (à supposer qu’elle réfléchisse) que ça en devient parfois ridicule. Le personnage de Riho peut ne pas faire l’unanimité, et moi-même, je le place plus ou moins même niveau que les trois autres en termes d’appréciation, mais sa route occupe sans conteste la première place à mes yeux.

En effet, la route de Riho peut être considérée comme la véritable route vu qu’elle est la plus longue et la plus complète, en développant l’intrigue sur plusieurs points : alors que la route de Yayoi et de Rimu se focalise uniquement sur ces deux personnages, que la route de Kanade se concentre sur elle et le passé de Shoichi, celle de Riho aborde ses relations avec Shoichi, le passé de celui-ci, les difficultés que doit surmonter le groupe Deardrops, et le passé du rustre Eiji Gonda. En fait, on peut dire à juste titre que cette route est la route de Riho ET de Deardrops. La vraie route, quoi, même si aucune indication textuelle dans le VN ne confirme cette idée.

Tout comme la route de Kanade, on a droit ici à un autre point de vue que celui de Shoichi, mais étonnamment, il ne s’agit pas de la manière de voir de Riho mais de Kanade ! Il aurait été plus logique d’afficher le point de vue de Riho, mais je pense que ça n’aurait pas apporté plus de choses à l’histoire vu que cette fille est plus que transparente dans sa façon de penser.

Cette route est à faire en dernier pour que l’expérience soit à son apogée. Soit dit en passant, j’ai été déçu qu’il n’y ait pas eu d’épilogue pour la route de Riho. Je comprends que le scénariste ait voulu que celle-ci soit calquée sur les autres, à savoir sans épilogue, mais la fin était trop brutale à mon goût.

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Yayoi Ohba (doublée par Tamiyasu Tomoe) : Véritable boule d’énergie consacrée à sa passion première qu’est la guitare, Yayoi est très talentueuse jusqu’à être considérée comme un monstre par son entourage. Elle fait office de professeure à Shoichi. Son amour pour cet instrument à cordes la rend incroyablement intolérante envers les erreurs de son élève.

Surnommée la fille « ordinaire » par les autres membres du groupe, Yayoi est effectivement une héroïne qui manque de charme et de relief par rapport à une Riho. Il n’en reste pas moins que j’ai tout autant accroché à cette fille qui fait office de tête de Turc dans le groupe, et qui lutte désespérément pour sortir de sa normalité. Et puis, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Tsumugi de K-On! en voyant ses sourcils, même si elles sont totalement différentes !

On peut déplorer que sa route soit trop statique et moins intéressante que les trois autres. Le côté dramatique a été relâché et il faut attendre les 2/3 de la route pour que l’intérêt revienne. La fin m’a fait sourire néanmoins.

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Rimu Tamano (doublée par Igarashi Hiromi) : Grâce à son père biologique musicien, Rimu a pratiqué la batterie depuis son premier anniversaire et fait preuve d’une habileté hors norme dans le maniement des baguettes. Rimu agit souvent comme une gamine et est captivée par Cremona, le chat de la famille Sakurai. Elle est réticente à l’idée de jouer dans un groupe, car le temps d’avance qu’elle avait sur les autres l’en désintéressait. Rimu n’aime pas l’idée que sa mère se remarie avec un autre homme, alors qu’elle adore son père biologique.

L’insouciance de Rimu est quelque chose qui a de quoi irriter le lecteur au premier abord, mais on finit par s’y faire, d’autant que ça donne lieu à des scènes amusantes ! Rimu est un singulier mélange entre l’innocence d’une fillette et la maturité d’une adulte, et cette contradiction se transmet également sur l’appréciation que l’on a de son physique : elle a beau avoir des formes généreuses (surtout en haut), on sait qu’elle demeure une enfant vu son attitude souvent puérile. Son côté petit animal la rend attachante et on a bien envie de la câliner !

Sa route est un tout petit peu plus longue que celle de Yayoi et suit un cheminement assez simple pour approfondir le personnage. J’arrivais à deviner la raison de chacune des actions de Rimu et les conséquences de chacune des gaffes de Shoichi, mais ça n’enlève en rien la sympathie que j’ai envers cette route.

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Eiji Gonda : Rustre et insolent, Eiji est un bassiste réputé dans le milieu mais qui est difficile à approcher. Il peut se montrer très violent, que ce soit de manière verbale ou physique, et manie le cynisme comme il respire. La seule personne qu’Eiji semble respecter est Sadao, le père de Kanade et gérant du live house. Il apprécie beaucoup les plats épicés que fait Shoichi.

Dès le début, on sait que le scénariste a voulu faire d’Eiji le monstre qu’on aime peu au commencement de l’histoire (bien qu’il fasse rire), mais qui finit par s’attirer la sympathie du lecteur. Eiji est en fait un gros nounours qui cache ses sentiments derrière cette façade de bad boy. Sa manie de fumer n’importe où, voire carrément sur scène, donne lieu à des fous rires mémorables.

On apprend mieux à le connaitre dans la route de Riho, où son passé avec son ancienne bande est dévoilé.

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Pour commencer, on peut relever que le début de Deardrops est un peu longuet, mais il aurait été difficile de faire autrement. En effet, le VN se doit de planter le décor et il le fait admirablement bien. Il dit tout ce qu’on doit savoir pour ne pas être largué sans trop en dévoiler (notamment en ce qui concerne Shoichi), ce qui permet de maintenir l’impact des scènes de révélation plus tard dans le VN.

La découverte par Shoichi de ce genre musical qui lui était inconnu jusqu’à présent marque un véritable tournant dans sa vie. Il a d’abord du mal à considérer le Rock comme de la musique, lui qui a toujours grandi avec la délicatesse de la musique classique. Cette incompréhension mêlée à de la curiosité m’est apparue un poil exagérée au premier abord, mais après réflexion, il est dur de se mettre à la place d’un violoniste professionnel et prodige qui n’a jamais écouté un seul morceau de Rock chez lui ou lors d’un concert.

Le VN est partagé en deux parties : le tronc commun et les routes.

Dans le tronc commun, Shoichi va rassembler petit à petit les membres de son futur groupe de Rock. C’est une partie qui va prendre beaucoup de temps à démarrer, car le héros qui vient à peine de quitter le violon n’est pas d’humeur à se remettre à jouer, et encore moins à monter un groupe de Rock avec de parfaits inconnus. Il faudra donc de la patience pour voir venir le bout du tunnel, mais une fois cette corvée achevée, l’histoire fait un grand bond en avant avec la création du groupe Deardrops.

Concernant les personnages, ils ont beau être stéréotypés (ce mot ressort toujours dans mes critiques et il ne risque pas de disparaitre à mon avis), ils sont très attachants. Ils nous font sourire par leurs actions et par leurs dialogues, et on se sent impliqué dans leur histoire. Je ne conçois pas l’idée qu’on puisse valablement haïr l’un d’entre eux. Deardrops est d’ailleurs un VN qui sait manier l’humour et le ton dramatique de manière équilibrée, sans qu’on perçoive à aucun moment une lourdeur au niveau de l’un ou de l’autre point.

Ce qui frappe le lecteur, c’est l’intervention incessante de nouveaux évènements qui viennent ajouter du piquant à l’histoire. Les protagonistes ne se contentent pas de s’asseoir dans une classe pour boire du thé et manger des gâteaux, ils doivent toujours s’entrainer et se préparer pour le pire. A chaque fois qu’on pense qu’un problème a été résolu par nos héros, un autre apparait et ainsi de suite. C’est normal, me direz-vous, mais ces contrariétés s’enchainent d’une manière effrénée, presque oppressante. Le scénariste aurait peut-être pu ralentir le rythme avec quelques scènes tranches de vie bien casées, afin que le lecteur ait l’occasion de reprendre son souffle.

Les parties où on assiste aux concerts sont vraiment excellentes, on ressent bien les joies de la scène et la puissance du nouveau groupe. D’ailleurs, le VN prend le contrôle du défilement textuel lors de ces moments pour synchroniser la chanson avec la description de l’évènement, ce qui permet d’éviter qu’un lecteur rapide ne finisse de lire avant la chanson ou qu’un lecteur lent lise sans la musique.

Concernant les routes, il y en a quatre : celle de Riho, de Kanade, de Rimu et de Yayoi. Elles sont très inégales en qualité, les deux principales étant celles de Riho (la vraie route) et de Kanade. Je trouve très regrettable qu’il soit possible d’accéder à la route de Riho avant les autres, car en la faisant en premier, ça tue complètement l’intérêt des trois restantes. Si ces dernières sont des branches, celle de Riho est l’équivalente d’un tronc d’arbre en termes d’épaisseur scénaristique.

Je vous conseille vivement de faire les routes dans l’ordre suivant : Rimu (ou Yayoi) => Yayoi (ou Rimu) => Kanade => Riho. Si vous n’appliquez pas cet ordre, il y a fort à parier que vous allez râler parce que vous aurez trouvé le reste fade à souhait. Contrairement à certains, je ne vous dirai pas de lire seulement la route de Riho, car ce serait du gâchis de ne pas voir le développement de chacun des membres. Dans chaque route, il y a deux scènes H (à part pour Yayoi qui bénéficie d’une seule scène mais deux fois plus longue). Ils sont visibles à des kilomètres, donc pas de quoi être surpris par leur apparition. A noter que deux personnages de KiraKira font leur apparition dans une des routes, mais je ne vous en dirai pas plus pour garder la surprise !

Pour finir Deardrops, il faudra compter une vingtaine d’heures.

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Le style graphique de Deardrops est très joli et se démarque de celui de KiraKira. Fujimaru (Deardrops) a un trait plus anguleux que Shinji Katakura (KiraKira) et sans doute moins inhabituel. Les CGs sont globalement splendides, surtout ceux illustrant les concerts grâce à leur dynamisme qui collent parfaitement à l’ambiance.

J’ai vu que certains critiquaient le design de Yayoi, mais franchement, je l’ai trouvée toute mignonne ! Peut-être pas comme une Kanade ou comme un Rimu, mais Yayoi a son propre charme, bien qu’elle fasse un peu peur en compagnie de l’argent (vous comprendrez quand vous aurez fini le VN, nyark nyark).

La galerie de CGs (91 en tout) apparait lorsqu’on a terminé une route du VN, en même temps que la galerie des scènes H (7 à débloquer).

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Les musiques d’ambiance sont cohérentes avec l’atmosphère Rock de Deardrops par l’utilisation de guitare électrique et de basse, là où un galge lambda nous aurait proposé essentiellement du piano et du synthé. Le violon intervient dans quelques pistes afin de renforcer la présence du violoniste qui est en Shoichi lors de certaines scènes. On peut citer par exemple la piste Sunny Day Walker, qui n’est autre qu’une interprétation au violon de Homecoming servant les desseins de quelques moments particuliers.

Mais le point fort de Deardrops, évidemment, ne réside pas dans ses musiques d’ambiance mais dans ses chansons. Et en toute honnêteté, elles claquent ! Le groupe Deardrops a composé en tout 7 chansons, et j’aurais bien du mal à choisir parmi elles une seule préférée tant elles sont excellentes. Yui Kano, la doubleuse de Riho, a fait un travail grandiose au chant. Aoba Ringo, doubleuse de Kanade, interprète également trois chansons et propose une expérience différente mais agréable.

Kibou no Uta, qui accompagne l’opening du VN, est peut-être celle qui m’a le plus marqué à cause de l’usage de sa version instrumentale dans le menu principal. J’avais l’habitude d’attendre l’arrivée du violon dans la musique pour frissonner un bon coup ! Ce mariage entre l’instrument du Diable et les instruments classiques du Rock (guitare électrique, basse et batterie) est purement jouissif. Les deux autres chansons que j’ai appréciées sont No music, No future et Anytime, Anywhere.

A l’instar des CGs et des scènes H, deux jukebox se débloquent après la fin de la première route : un pour écouter les chansons, l’autre pour écouter les musiques d’ambiance. Il est possible d’écouter les chansons de Deardrops, mais aussi celles de Kanade et d’un autre personnage qui apparait dans le VN. Il est vraiment dommage que seules les deux chansons originales de Kanade soient répertoriées, j’aurais aimé pouvoir réécouter sa version de No music, No future…

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Deardrops est une œuvre que je recommande chaudement à tout amateur de VN ! Vu que je n’ai pas encore lu KiraKira, il me serait difficile de les comparer et de dire si le successeur rivalise avec le prédécesseur, mais je peux affirmer que Deardrops vaut largement le détour à mes yeux. Des personnages attachants, des chansons qui déchirent tout et de multiples (c’est le mot) rebondissements, pourquoi ne pas vous le procurer ? Je vous conseille de commencer par les deux routes faibles (Rimu et Yayoi) si vous comptez le lire, et de finir par Kanade puis Riho.

Quand j’aurai fini KiraKira (faut d’abord que je le commence…), la critique que j’en ferai comportera sans doute des comparaisons avec Deardrops. J’espère de tout cœur ne pas être déçu !