Nom de nom, enfin un nouvel article sur Durimu Dream ! Mais du moment que je remplis mon quota d’environ un article par mois, je pense qu’il n’est pas nécessaire que je me tape sur les doigts… Enfin bref, l’article d’aujourd’hui portera sur Edelweiss, un eroge d’Overdrive disponible chez MangaGamer depuis 2008, soit un an après la sortie dans l’archipel nippon. Je vais traiter à la fois du VN de base et du fandisc intitulé Eiden Fantasia, qui sont regroupés dans le Deluxe Set de l’éditeur anglophone. A la différence de ma critique sur Sharin no Kuni, la partie sur le fandisc ne sera pas placée à la fin du billet mais sera carrément intégrée dans la présentation des personnages où j’en donnerai mon avis. En effet, le fandisc n’ajoutant que deux routes bonus et une petite surprise, j’ai jugé inutile de lui consacrer une place plus importante.

Comme de coutume, je devrais au moins dire un petit mot sur mon appréciation de ce VN. Eh bien, je vous renvoie directement à ma conclusion qui retranscrit bien mon opinion là-dessus parce que je n’ai pas envie de me répéter.

Ara ara, je sens que votre thé va refroidir si je ne termine pas l’introduction maintenant…! Sans plus attendre, découvrez le reste de mon article par ici !
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Kazushi et ses amis Appo, Pierre et Daigo n’ont jamais été populaires auprès des filles. Et quand ils apprennent qu’une école pour filles leur est accessible au moyen d’un examen, ils sont persuadés que le paradis les y attend. Leurs têtes farcies de fantasmes, ils se rendent à Eiden Island, l’île où se situe leur nouvelle école. Mais est-ce vraiment le paradis ? L’île cache quelque chose de louche, et ils ne vont pas tarder à s’en rendre compte…

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Kazushi Haruma : Tout comme ses trois meilleurs amis, Kazushi manquait de popularité auprès de la gent féminine de son ancienne école. Il utilise alors cette chance de pouvoir étudier dans un pensionnat pour filles afin d’y trouver une petite-amie. Kazushi est très attiré par le sexe opposé, et il lui arrive de laisser échapper le fond de ses pensées peu convenables.

De mon point de vue, Kazushi est un protagoniste assez curieux dans la mesure où il ne joue pas le rôle du héros innocent et gentil qui se demande pourquoi des filles tournent autour de lui. Bien au contraire, il espère avoir du succès et fantasme carrément sur elles ! C’est un adolescent naïf mais pas niais, qui croit aux âneries de ses meilleurs amis mais sans être aveugle devant les sentiments d’une fille.

A part cela, je n’ai pas de réelles affinités avec Kazushi. Pour être franc, je le trouve agaçant par moments, lui et sa perversité d’adolescent, mais d’un autre côté, ça nous change du héros transparent.
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Haruka Aozora : Petite-fille de la principale de l’école, Haruka est une jeune fille qui fait preuve de beaucoup de gentillesse, mais également d’une innocence presque naïve. Comme elle a été élevée sur l’île depuis toute petite, elle n’a qu’une faible connaissance du monde extérieur, bien que ça ne l’empêche pas d’être une très bonne élève.

Très honnêtement, Haruka ne m’a pas marqué. Elle est adorable comme tout, mais il y a quelque chose qui manque chez elle, quelque chose qui aurait pu la rendre plus attachante. C’est un personnage terne qui aurait mérité une psychologie plus complexe, avec vraiment son caractère à elle. Elle ne ressort pas assez par rapport aux autres filles, et c’est bien dommage.

Cependant, sa route a su me tenir en haleine. Après un évènement surprenant, pour ne pas dire choquant, on est pris d’une envie irrépressible de connaître la suite ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tel changement de registre par rapport au tronc commun, cette route étant la première que j’ai lue, si j’en crois toute l’intention, et même après avoir tout terminé, c’est le drame le plus brutal du VN.

Une morale classique se dégage de cette branche, prônant l’amour de ce qu’on a encore à nos côtés, et le fait de devoir accepter les tristes séparations. Il faut noter la présence d’un Deus Ex Machina plutôt évident à la fin qui ne fera pas l’unanimité auprès des lecteurs. Mais moi, ça ne m’a pas dérangé plus que ça, il y a une explication derrière le phénomène, donc pourquoi pas.
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Ran Kamioke : Ran est une fille qui n’a d’yeux que pour un seul Dieu : l’argent. Sa vénération pour l’oseille est maladive, et elle est prête à tout pour en récolter un maximum, peu importe les moyens. Il lui arrive donc de faire payer au prix fort de la nourriture ou des services aux pauvres garçons qui viennent d’être transférés. Comme il faut s’y attendre, Ran est également une négociatrice hors pair.

Comment ne pas sourire devant les réactions de cette obsédée de l’argent ? N’importe quelle situation qu’elle rencontre, n’importe quelle découverte peut lui donner la merveilleuse idée d’en faire son gagne-pain. Le profit est partout ! J’aime beaucoup ce rapace, je n’avais jamais vu un personnage comme ça dans un VN, et elle m’a bien fait rire. Contrairement à Haruka, la personnalité de Ran a davantage de couleurs, ce qui est d’autant plus visible dans sa route où elle montre des signes de jalousie quand Kazushi témoigne de l’intérêt pour une autre fille.

Concernant sa route (que j’ai lue en deuxième), on ne va pas y aller par quatre chemins : elle est très, très prévisible. On a utilisé le ressort le plus simple pour traiter l’obsession de Ran. Je ne vous en dis pas plus, mais je suis persuadé que tout comme moi, vous saurez où le scénariste voulait en venir au fur et à mesure de la lecture. Cette branche ne casse pas trois pattes à un canard (ni deux, en fait), mais elle est loin d’être mauvaise : c’est celle qui a l’atmosphère la plus légère et elle demeure agréable à lire.
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Mizuki Hinata : Mizuki est une nageuse douée qui préfère le contact de l’eau plutôt que celui de la terre ferme. Ayant grandi à l’étranger, elle a choisi d’étudier sur l’île afin de profiter de l’océan pour nager le plus possible. A cause de son attitude de garçon manqué, elle jouit d’une grande popularité auprès des autres filles et on la croit lesbienne, même si elle ne porte aucun intérêt pour les demoiselles. Mizuki n’est pas très à l’aise avec les garçons qui viennent d’être transférés et donne l’impression de les détester, alors qu’elle est intéressée par la romance. Elle ne supporte pas du tout les conversations crues et n’hésite pas à le faire remarquer.

Ce qui est admirable chez Mizuki, c’est qu’elle a réussi à transformer mon désintérêt envers elle en une certaine affection. D’habitude, je n’aime pas les personnages féminins garçons manqués, surtout quand ils ont les cheveux courts, mais Mizuki a réussi à changer la donne. Au départ, rien n’était gagné : elle n’avait pas le charme d’Haruka ni le caractère divertissant de Ran, et sa façon de se mettre à l’écart était agaçante. Il faut vraiment faire sa route pour commencer à l’apprécier à sa juste valeur.

En effet, Mizuki se montre plus plaisante au fur et à mesure que la route avance. Et quand l’incident se produit enfin, on est plus que compatissant à son égard. Sa route, la troisième que j’ai lue (vous aurez compris depuis le temps que je fais la présentation des filles dans l’ordre de lecture que j’ai suivi), est touchante et belle. Contrairement aux deux précédentes, la fin de la route de Mizuki est douce-amère mais laisse entrevoir une lueur d’espoir.
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Natsume Amamiya : La mystérieuse Natsume n’est pas très sociable et a tendance à lancer des piques verbales aux gens qui lui parlent. Bien qu’elle ait l’apparence d’une fillette, elle a juste un an de moins que Kazushi et se montre attachée à lui. Natsume a la manie de donner des surnoms ou diminutifs aux personnes de son entourage.

Je ne peux pas être plus franc en disant que j’ai accroché à Natsume dès la première seconde où je l’ai vue dans le VN ! Et ce thème qui l’accompagne rend les rencontres avec Natsume oniriquement magiques ! Elle parait si vulnérable malgré sa dureté qu’on a envie de gentiment l’étreindre. Sa façon plus ou moins possessive de se coller à Kazushi a de quoi dessiner un sourire sur les lèvres du lecteur (du moins, c’est l’effet que ça avait sur moi, hum…).

Sa route apporte son lot de révélations sur plusieurs points (les motivations de Natsume, des détails sur sa famille, et sur le lien qu’elle noue avec la principale, entre autres) et a le mérite de rendre Natsume encore plus mimi. D’ailleurs, à chaque fois que je tombais sur elle pendant que je lisais une autre route, je devais faire preuve de volonté pour ne pas commencer la sienne sans délai. Mais après l’avoir terminée, il faut admettre que sa route n’est pas la meilleure, mais elle demeure une de mes préférées. Elle est moins poignante que la branche de Mizuki, et cela m’étonne encore de le constater (le potentiel de Mizuki était inattendue il faut dire). Il y a une scène qui a failli me faire perdre la tête, j’étais vraiment abasourdi avant de lire le pourquoi du comment. L’impact était presque le même que lors de l’incident d’Haruka, vous comprendrez quand vous y serez. Soit dit en passant, le CG de fin est un pur bonheur…!
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Mei Ibuki : D’une beauté époustouflante, Mei est une jeune enseignante qui sait attirer l’attention et qui jouit d’une grande popularité auprès des filles et des garçons. Elle se montre gentille et à l’écoute de tout le monde. Dès qu’elle trouve une occasion, elle tente d’insérer un jeu de mots dans la conversation, mais cela finit toujours par jeter un froid… Mei ne tolère pas la violence comme méthode de punition, même de la part d’un professeur. Malgré son corps svelte, Mei est une gourmande avérée qui ne fait pas de manière quand il s’agit d’engloutir plusieurs repas d’un coup. Elle a toutefois du mal à supporter l’alcool.

Avec Natsume, Mei est une de mes héroïnes préférées d’Edelweiss alors qu’elles sont tout à fait à l’opposé l’une de l’autre, tant au niveau du caractère que du physique ! Mei est attachante à tel point que j’ai failli oublier Natsume, c’est dire le charme terrible qu’elle possède. Sous sa maturité de femme responsable se niche un esprit un peu enfantin qu’il est ardu de ne pas apprécier. Déjà, comment résister à l’envie d’enfouir sa tête dans les mains en lisant ses jeux de mots totalement hors propos, en essayant de réprimer un rire nerveux ? Elle mériterait presque une Mei-daille ! (hum, hum…) Cette attitude que je qualifierais presque de gamine est irrésistible. Pourtant, ma première impression que j’avais d’elle était celle d’un personnage secondaire, je ne pensais pas qu’elle avait sa propre route dans le VN.

D’ailleurs, en parlant de route, celle de Mei nous présente un sujet qui n’est que légèrement abordé dans les autres branches, et elle le fait bien. Il est amusant de voir les tentatives de Kazushi pour que l’enseignante tombe amoureuse de lui, je lis très rarement des VNs présentant les relations interdites entre un professeur et son élève et ça change de l’habitude.

En tout cas, je suis content d’avoir suivi le conseil de terminer la sienne en dernier. Vu qu’elle possède un joli épilogue, cela rend la rupture moins brutale que si on finissait le VN avec la branche de Mizuki, par exemple. L’histoire de Mei avait quelque chose d’attendrissant et de déchirant à la fois, surtout quand la fin arrive à grands pas. La fin a un air de déjà-vu, certes, mais j’en suis largement satisfait.
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Sakura Takase (fandisc) : Sakura est une fille énergique qui s’entend bien avec tout le monde et qui n’a aucun mal à communiquer avec les garçons, bien qu’elle ne semble pas disposer à entrer dans une relation. Sakura laisse planer un doute sérieux quant à son hétérosexualité à cause de sa manie de taquiner et de tripoter les demoiselles de son entourage, Rin étant sa victime préférée.

Sakura est l’outil à fanservice avec ses petites scènes de tripotage assez lassantes à la longue. Elle est toujours accompagnée de sa meilleure amie Rin qui, malheureusement, a une poitrine chargée positivement qui attire les mains à la charge négative de Sakura… C’est un personnage qui ne m’a pas agacé malgré le comique de répétition dont elle fait l’objet. Faut dire qu’elle est quand même mignonne, la petite dévergondée ! Et puis, ce n’est qu’un détail mais j’adore quand elle dit « Gomen ! », je trouve sa manière de le prononcer vraiment craquante…

Sa route est celle que j’ai faite en premier dans Eiden Fantasia et elle m’est apparue prévisible. Le duel en question ne pouvait avoir qu’une seule conséquence sur Kazushi et Sakura, mais l’intervention de l’élément perturbateur m’a tout de même pris au dépourvu. Un grand regret pour ce qu’il se passe après la scène du cerisier, scène qui d’après moi aurait mieux fait de marquer la fin de la route. Le côté romantique de la relation explose en éclat passé ce moment, remplacé par une atmosphère d’un coup moins sérieuse et plus vulgaire. C’est bien dommage.
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Rin Fujisaki (fandisc) : Rin est une fille qui ne rêve que d’une chose : devenir la femme au foyer parfaite. En cela, elle maitrise les compétences qu’il faut pour atteindre cet objectif, à commencer par la cuisine. Rin a beau avoir une personnalité complètement différente de Sakura, ce sont des amies inséparables. Elle est d’ailleurs la proie préférée de Sakura et de ses mains perverses…

On ne peut pas vraiment dire du mal de Rin, elle n’est pas désagréable pour un sou et présente une personnalité qui va au-delà de la fille parfaite qui veut juste une jolie romance avec un prince charmant. Sa timidité apparente dissimule une fille qui en sait bien plus qu’on ne le croie sur les sujets les plus gênants. Si je devais faire un choix entre Sakura et Rin, j’aurais bien du mal à me décider tant leurs charmes sont équivalentes, bien que différentes.

Toutefois, s’il y a bien une chose dont je suis sûr, c’est que la route de Rin ne supporte pas la comparaison avec celle de Sakura. Disons-le franchement, l’intrigue était tellement ridicule que je ne savais plus où enfouir mon visage ! Même dans les moments un peu dramatiques, je ne parvenais pas à choisir entre un air sérieux ou un air moqueur. A cause de l’élément perturbateur (que vous découvrirez avec enchantement, hum), le romantisme est mis à la trappe et le personnage de Rin n’est pas très bien développé. Je m’attendais vraiment à autre chose de l’ambiance, j’ai été quelque peu déçu.
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Edelweiss, c’est typiquement le genre de VN qu’on est (très) tenté de lâcher quelques minutes après avoir commencé la lecture. Mes yeux ont cherché désespérément une fille sur ce bateau qui menait le héros vers sa nouvelle école, mais rien n’accrochait mon attention, je n’avais autour de moi qu’une bande de pervers bizarres et incroyablement dénués de charme. N’est pas Kyosuke de Little Busters! qui veut, mais le physique repoussant des camarades de Kazushi envoyait du lourd dans le mauvais sens… Franchement, j’avais très envie de quitter le VN pour échapper à cette bande de puceaux dégueulasses qui n’allaient pas de main morte sur les propos cochons. Je suis bien loin de la vérité en disant que c’était la pire introduction qui m’ait été donnée de lire dans un VN.

Les pires amis que j’ai vus dans un VN… (dans l’ordre : Appo, Daigo et Pierre)

Pour détailler un peu plus le calvaire, le lecteur se retrouve abandonné sur un bateau avec un groupe d’abrutis, dont un est en train de dégoupiller partout… Si la scène ne durait que deux minutes, cela aurait été presque supportable, mais on dépasse largement la dizaine de minutes. Les trois amis de Kazushi, à savoir Appo, Pierre et Daigo, occupent horriblement notre espace vital et nous livrent des réflexions d’une naïveté et d’une perversité sans bornes : ils pensent vraiment qu’avec une mentalité comme la leur, ils vont se dénicher une copine, même dans une pension où il n’y a aucun garçon ?

Je comprends bien la nécessité de faire briller le héros en mettant un ou plusieurs amis stupides à côté : Tomoya avait Sunohara (Clannad), Rin avait Mitsuki (Shuffle!), Yoshiyuki avait Wataru et Suginami (Da Capo 2), mais diantre, Kazushi ne méritait pas ses trois zozos !

Le problème, c’est que si je n’avais pas lu de critiques positives sur Edelweiss, j’aurais lâché l’affaire, tout simplement. Le synopsis n’est pas du tout représentatif du reste du VN, et malheureusement, il n’est pas possible d’en dire davantage sans gâcher la surprise. Parce que plus qu’une simple comédie scolaire, Edelweiss bascule méchamment dans le dramatique quand on atterrit sur l’une des cinq routes proposées : celles d’Haruka, de Mizuki, de Ran, de Natsume et de Mei. C’est cependant moins flagrant dans les deux routes du fandisc, centrées autour de Sakura et de Rin. Comme d’habitude, il y a un tronc commun (dont le début est atrocement long, vous l’aurez saisi) qui précède les routes du VN initial, auxquelles on accède en faisant les bons choix tout au long de l’histoire (ce qui n’est pas le cas pour le fandisc où on choisit dès le départ vers qui se tourner). Rien de bien compliqué.

Tout au long du VN, la présence du trio infernal est lourde, même si on tend à s’y habituer. Il faut admettre qu’ils ne sont pas si méchants que ça, ce sont des amis sur qui Kazushi peut compter quand il a vraiment besoin d’aide. Mais il est très difficile de s’attacher à eux quand on se rappelle avoir tant souffert durant les premières minutes du VN… On n’est pas masochiste, hein. Donc, on ricane à cause de leurs blagues de cul, on sourit devant leurs bêtises, mais quelque part, on leur en veut toujours un peu. Si seulement ils savaient faire preuve de retenue dans leur dépravation, ils seraient sympathiques sous tous les angles…

Bon, je donne l’impression de trop me focaliser sur cette bande, alors il faut que je développe les autres points du scénario. Le passage du bateau terminé, on est littéralement sauvé par l’apparition providentielle de Mizuki puis de Ran. Enfin, on a réussi à survivre assez longtemps pour voir les jolies filles ! Le premier contact avec Mizuki (dans sa tenue de « sirène »…) reflète la tendance générale du VN à proposer du fanservice (il n’y qu’à voir la rencontre avec Haruka quelque temps après) et à aborder le sujet de la sexualité avec une certaine banalité : on parle de masturbation comme on parlerait du déjeuner qu’on a mangé à midi, on traite des moments d’intimité qu’un des personnages a avec sa nouvelle copine, etc. Bref, c’est loin d’être tabou, et Kazushi n’est lui-même pas un saint.

Ce qui a fait lever les voiles de mon attention, c’est le fait d’apprendre que l’école dans laquelle Kazushi et sa bande vont passer leur scolarité est en réalité consacrée à l’alchimie ! Je ne m’y attendais vraiment pas, c’était une surprise de taille. La pierre philosophale, les homonculus, le fait de changer le plomb en or, le parachèvement des objets… Tout y passe, l’histoire fait un brusque changement de direction qui a su capter ma curiosité. Et une fois dans les routes, le cap est encore modifié, en bien. Je ne vous développerais pas ici mon appréciation des routes et des personnages féminins vu que je l’ai fait plus haut dans l’article.

Si je devais utiliser des expressions imagées, le début sur le bateau serait un long tunnel sinueux et sombre où on se heurte aux parois, l’arrivée des filles est un point de lumière qui nous pousse à avancer et les routes sont la vision sublime d’une cascade au milieu d’un décor exotique.

Concernant les routes, je vous conseille de les faire dans cet ordre : Ran, Mizuki, Natsume, Haruka et Mei. Bien que je n’aie pas suivi cet ordre-là (je suis allé un peu au feeling), celui que je vous propose permet de profiter au maximum des effets de surprise. Vous ne devez en aucun cas suivre mon exemple en lisant en premier la route d’Haruka, car elle révèle une grande partie des mystères frôlés dans les autres branches. Certains pourraient vous conseiller de placer sa route en dernier, mais on m’a personnellement recommandé de lire celle de Mei à la fin et je n’ai pas été déçu. Enfin, c’est vous qui voyez !

Bien entendu, puisque ce VN est un eroge, il y a forcément des scènes H à chaque route. La branche de Ran est la plus garnie avec quatre scènes, viennent ensuite Mei et Mizuki avec deux scènes chacune, et finalement une scène pour Haruka et une autre pour Natsume. Il est possible de revoir ces moments chauds après la première lecture.

De manière générale, Edelweiss fait vivre une expérience plaisante passé le début lourd (j’aime le rabâcher, vous voyez), à la fois drôle et émouvante, et avec des héroïnes tout à fait charmantes. Les routes sont un peu courtes mais valent largement le coup, et on est bien ravi de ne pas avoir jeté la serviette à cause des trois nigauds (qui ne sont pas si méchants que ça, rappelons-le).

Notez que si vous ne concluez avec aucune des héroïnes (en persistant à faire les mauvais choix), vous aurez accès à une espèce de route bonus totalement hilarante ! Je m’étranglais de rire devant l’écran tant Kazushi était devenu « désespéré » ! Faites-la si vous êtes déprimé d’avoir fini le VN, hé hé.

En tout, il faudra compter une dizaine d’heures de lecture. Ce n’est vraiment pas grand-chose, mais comme on le dit souvent, ce n’est pas la longueur qui compte !
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Première chose qui choque les yeux au commencement : les personnages masculins sont plutôt vilains… Le trio est aussi charismatique qu’un éléphant dans un tutu rose, j’exagère à peine. Panchu et Yagami-sensei pourraient encore passer, mais ce n’est pas le cas pour Appo, Pierre et Daigo. Mais je pense que c’est fait exprès, ils sont censés être impopulaires après tout.

Heureusement pour nous, Shinji Katakura nous pond des héroïnes vraiment mignonnes ! On constate néanmoins une certaine maladresse, surtout du point de vue des oreilles qui sont beaucoup trop décollées (sur Pierre, ça me rappelle carrément un chimpanzé)… Enfin, passé un délai d’adaptation, on ne voit même plus ce détail, donc ce n’est pas si grave que ça.

Hélas, toutes les filles d’Edelweiss n’ont pas la délicatesse d’une Haruka ou l’élégance d’une Mei. En effet, deux demoiselles sortent particulièrement du lot et arborent un physique digne des filles dans Kaiji. Sublimes, me direz-vous.

Zawa… zawa… zawa…

Il est intéressant de retenir qu’Edelweiss présente une pléthore d’animations, ce qui est franchement un point positif : tout comme un Canvas 2 ou ef, il y a une synchronisation labiale, mais encore mieux, les personnages clignent des yeux ! L’environnement bouge aussi, mais surtout dès les premières minutes. Par la suite, c’est plus discret.                                                                            

Contrairement aux sprites un peu gauches par moment, les CGs sont absolument splendides ! Il est d’ailleurs possible de revoir les 83 CGs dans la galerie qu’on débloque après la première lecture. Petite mention au fait qu’elle bogue un peu en n’affichant pas certaines images. Pour y remédier, il faut revoir les CGs en question lors de lecture afin qu’ils apparaissent dans les cases qui n’auraient pas dû être vides.

Bon, je suis sympa, je vais vous permettre de vous rincer les yeux de l’image précédente avec ce CG =3

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Pas grand-chose à dire sur l’ambiance sonore. Le doublage est correct, digne de qu’on peut attendre d’un VN japonais. Même si les seiyuus de Natsume et de Mizuki n’ont pas l’air expérimentés, elles s’améliorent vraiment au fur et à mesure (c’est flagrant pour la doubleuse de Mizuki !).

Les musiques d’ambiance sont plutôt ordinaires et ne se greffent pas à la mémoire. Seul le thème de Natsume est mémorable, avec ses sonorités de boite à musique qui font rêver. On pourrait presque la prendre pour un OST de Key… En tout cas, ça m’a beaucoup plu (que ce soit le thème ou la fille en question, teehee) !

On constate toutefois une grosse bizarrerie au niveau du jukebox, qui présente seulement les chansons mais pas les OSTs du VN. Ça me décontenance… Diantre, je veux écouter le thème de Natsume en boucle !

Concernant les chansons, à part celle de l’opening (Ashberry), les chansons d’ending ne m’ont pas tellement marqué même si elles sont pour la plupart entrainantes.

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Edelweiss est un VN qui a de nombreuses qualités, bien qu’il ne démarre pas sur de bonnes bases. Le début pénible ne doit pas être un motif pour jeter l’œuvre en entier, ce serait un geste on ne peut plus regrettable pour un lecteur qui chercherait des histoires profondes qui serrent le cœur. Les morales que l’on y prône ne sont peut-être pas révolutionnaires mais demeurent toujours aussi efficaces. Aucune route n’est inintéressante et il est impossible de détester l’une des héroïnes (contrairement au trio, oui, je m’acharne !). Ne soyez pas étonné par l’ambiance et les dialogues un peu pervers du VN, je ne dirais pas que cela fait partie du charme d’Edelweiss, mais ça contribue à le rendre comique. En tout cas, je suis loin d’être déçu par ce VN d’Overdrive !

Et à bientôôôôôôôôôôôt….! Argh…

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