OtobokuMain

Un billet sauvage vient d’apparaitre ! Après plusieurs mois d’inactivité, me revoilà avec la critique d’Otome wa Boku ni Koishiteru (abrégé en Otoboku), un galge produit par la société Caramel Box et distribué avec la traduction anglaise par MangaGamer depuis fin 2012. J’avais déjà regardé l’adaptation anime et l’ayant bien aimée, je m’étais dit que le VN devait être tout aussi sympa. Mes attentes n’ont pas été trahies, mais elles n’ont pas été dépassées non plus. Au final, on se retrouve à lire une œuvre qui n’a rien d’exceptionnel, avec la simple histoire d’un trap qui atterrit dans une école pour fille, mais on assume jusqu’au bout. Ceux qui ne sont pas intéressés, passez votre chemin. Les autres, petits curieux ou intéressés, suivez-moi !

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DD nagisa

L’Académie pour fille de Seio est une prestigieuse école catholique emplie de traditions et ayant pour but de former des filles modèles pour la société.

Un beau jour, un avocat rend visite à Mizuho qui, avec stupeur, apprend que son défunt grand-père avait pour dernières volontés de l‘inscrire à cette école. Mais tout serait si facile si Mizuho n’était pas un garçon ! Heureusement pour lui, ses traits efféminés et sa fine silhouette lui seront d’une aide précieuse pour se fondre parmi les filles. Cependant, un évènement inattendu va placer Mizuho dans une situation très embarrassante : l’approche des élections pour élire la prochaine Elder, titre qui récompenserait l’élève la plus digne, la plus belle et la plus intelligente de l’Académie. Or, il se trouve que Mizuho répond à ces qualités…

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DD kyou

OtobokuMizuhoMizuho (Kaburagi) Miyanokouji : Fils du président de la société Kaburagi, Mizuho est un garçon à l’apparence et à la voix efféminées qui, sur les dernières volontés de son défunt grand-père, se voit obligé d’entrer dans la fameuse Académie pour fille de Seio. Avant son transfert, il étudiait dans une école renommée pour sa difficulté. Le travestissement de Mizuho est tellement réussi qu’il n’a pas été démasqué. Mieux encore, sa beauté, sa gentillesse et ses bonnes manières le rendent extrêmement populaire auprès des autres élèves, ce qui le place malgré lui sur le chemin pour devenir la prochaine Elder. Il loge dans le dortoir avec Mariya, Kana et Yukari.

Ah, ce cher Mizuho ! Comme protagoniste, il se montre plutôt plat, mais quand l’occasion se présente, il se transforme sans s’en rendre compte en tombeur de cœurs « lesbien » (rappelons-le, les autres filles ne sont pas supposées savoir qu’il est un garçon) ! Comme dans la plupart des chara-ge que j’ai lus, Mizuho est un personnage gentil, serviable, et n’hésitera pas à voler au secours de ses amies en cas de pépin. Ses mauvaises intentions se résumeraient à quelques écarts légèrement osés auxquels il est drôle d’assister, d’autant qu’il le regrette toujours à la fin.

Honnêtement, Mizuho est un personnage sympathique, mais qui aurait largement gagné en intérêt, selon moi, s’il avait eu un caractère plus contrasté. Il est beaucoup trop gentil ! Bien que j’abhorre l’idée d’un gros pervers travesti qui traine dans une Académie pour filles en cherchant une proie à léchouiller, une once de malice aurait pu donner à Mizuho plus de relief. Il lui manque du mordant, quelque chose qui aurait minimisé sa platitude. Même s’il lui arrive d’avoir des pensées éraflant l’image de la fille parfaite qu’il s’est forgée, un peu plus d’effort sur ce côté aurait pu rendre la lecture plus plaisante. A part ça, rien à dire, Mizuho est un trap qui fait bien son boulot de trap !
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OtobokuMariyaMariya Mikado : Amie d’enfance et cousine de Mizuho, Mariya fait partie des rares personnes à connaître le véritable genre de cette « fille » si parfaite qui vient d’être transférée. C’est d’ailleurs grâce à son aide et ses compétences en maquillage que Mizuho n’inspire aucun soupçon dans l’Académie. Mariya est un garçon manqué qui oublie parfois ses bonnes manières quand elle s’emporte. Bien qu’étant la onee-sama de Yukari, elle n’est pas vraiment fiable quand il s’agit de lui demander de l’aide pour les devoirs. Elle semble avoir des sentiments pour Mizuho et entretient un rapport tendu avec la présidente du conseil des élèves, Takako. En tant qu’ancienne membre, Mariya conseille l’équipe d’athlétisme de temps en temps.

Dès le début, je savais que je n’aurais pas d’affinités avec Mariya. Son design ne m’attirait pas tellement (cheveux courts, bof…), son caractère non plus, mais j’avais choisi de faire sa route en dernier parce que je croyais qu’étant la plus proche de Mizuho, elle aurait une route plus passionnante à lire. Le meilleur pour la fin, comme on dit. Par négligence, sa route s’est présentée en avant dernier, et j’ai décidé finalement de le poursuivre en laissant la route d’Ichiko en dernier.

A vrai dire, j’ai été déçu par la route de Mariya. Je m’attendais à ce que ce soit la route principale, mais en réalité, elle s’est avérée plus ou moins plate que les autres. Le ton grave est mal mené, et sans que la pression ait pu se créer, l’épilogue montre déjà son nez. Bref, ne vous attendez pas à quelque chose de palpitant.

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OtobokuKanaKana Suoin : Kana est la kouhai de Mizuho et de Mariya, un peu maladroite, mais qui aime rendre service à ses deux onee-sama, plus particulièrement à Mizuho. Elle lit et regarde beaucoup de fictions et semble pouvoir deviner le déroulement de n’importe quelle série à cause de l’habitude. Pour une raison qu’elle garde pour elle, Kana est très attachée au ruban rose qui attache ses cheveux. Sa modeste stature et son air de petit lapinou en fait la proie idéale de l’affection quasi-maternelle de Shion.

Kana est la loli du groupe, aussi bombée qu’une planche à pain, et collant des « nano desuyo ! » quasiment à chaque fin de phrase. Elle est toute choupie, même si je comprends qu’elle puisse taper sur les nerfs de certains au bout d’un moment. Si je n’ai pas eu ce problème, c’est parce que je l’ai trouvée absolument croquante ! Bon, elle n’a rien de plus qu’une loli lambda dans un autre VN, mais sa présence était loin d’être ce que j’appellerais désagréable. Shion est d’accord sur ce point !

J’ai testé sa route en troisième, et elle n’est pas meilleure que celle de Mariya. En fait, elles sont équivalentes en termes d’appréciation. L’aspect dramatique est tout aussi mal mené, ce n’est clairement pas le point fort du VN… Ce qui peut étonner dans cette branche, c’est le fait que les scènes H sont éparpillées de manière encore plus aléatoire qu’ailleurs, ainsi que le contexte au cours duquel elles ont lieu. Une route à réserver pour les amateurs de lolis.

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OtobokuYukariYukari Kamioka : Tout comme Kana, Yukari est une kouhai qui vit dans le dortoir avec Mariya et Mizuho. Malgré un tempérament plutôt enjoué, Yukari souffre d’un cruel manque de confiance en elle, surtout quand elle se compare aux autres. Elle a cependant un don pour la cuisine et adore manger. Accessoirement, elle est dans l’équipe d’athlétisme et a une peur bleue des fantômes.

Yukari est un personnage qui ne m’a pas franchement marqué. Son design m’a plus accroché que celui de Mariya, mais à part ça, je pourrais difficilement en dire plus. Sympathique, comme toutes les filles d’Otoboku d’ailleurs, mais elle ne parvient pas se détacher de ce seul qualificatif.

La route de Yukari est celle que j’ai terminée en premier. Elle est plutôt intéressante à suivre, surtout au moment des révélations finales. Le ton sérieux est mieux manié que dans le scénario de Mariya et sa prévisibilité n’entrave pas la lecture, mais rien d’au-dessus de la moyenne.

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OtobokuShionShion Juujou : Shion est une belle et gracieuse demoiselle qui inspire le respect auprès de ses camarades. Elle a découvert le secret de Mizuho en un clin d’œil, mais préfère ne pas le divulguer. Un peu taquine, voire diabolique par moment, Shion est néanmoins très appréciée par ses amies et jouit d’une grande popularité. Elle aime beaucoup ce qui est mignon, plus particulièrement Kana. A cause de sa faible constitution, elle a dû redoubler sa dernière année.

Enfin au tour de Shion-sama ! Avec son caractère tantôt enjoué tantôt sombre, son côté tantôt très amical et tantôt princesse impossible à approcher, Shion présente toute une palette de couleurs au lecteur. Sans aucun doute l’une de mes héroïnes préférées d’Otoboku, même si elle occupe la seconde place, la première étant obtenue par… vous le saurez bien assez tôt, hé hé.

J’ai eu le plaisir de lire son scénario après celui de Yukari. Le contraste est saisissant par rapport aux autres routes : un côté mystérieux, des développements classiques mais captivants, une intrigue qui ne se résume pas qu’à du fanservice, un rôle plus actif de la part de Mizuho… Bref, la meilleure route selon moi. Pas étonnant que l’image de l’écran-principal affiche Shion avec notre trap. C’est amplement mérité !

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OtobokuIchikoIchiko Takashima : Ichiko est le fantôme d’une ancienne élève de l’Académie Seio, morte il y a vingt-deux ans dans la chambre du dortoir où réside actuellement Mizuho. Elle est très attachée à celui-ci, d’abord à cause de sa ressemblance avec la Onee-sama qu’elle aimait à l’époque, puis en raison de sa gentillesse et de ses autres qualités. Elle est d’une nature très énergique et a rapidement trouvé sa place parmi les amies de Mizuho. Bien qu’elle puisse toucher les gens, elle traverse les objets.

Personnellement, je mettrais son côté mignon au même rang que Kana. Elle peut parler tellement vite (bravo à sa doubleuse, d’ailleurs) et avoir des réactions tellement amusantes… Il est dommage qu’elle se fasse trop « transparente » par rapport aux autres personnages.

Sa route, la dernière que j’ai lue, est tout simplement indigne d’Ichiko. J’aurais bien du mal à dire ce qu’il s’est passé dans sa branche tant ça manque de substance. Non, sincèrement, il n’y a pas d’intrigue ! Pourtant, les scénaristes auraient pu réussir à faire quelque chose d’assez émouvant avec Ichiko, il y avait du potentiel selon moi. Là, j’ai plutôt l’impression que cette route se réduit aux quelques scènes H avec l’héroïne, sans rien à côté… Pire encore, la fin laisse un affreux goût d’inachevé. Ichiko ne méritait pas un tel sort. Militons pour une réécriture de la route !

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OtobokuTakakoTakako Itsukushima : En tant que présidente du conseil des élèves, Takako voit d’un mauvais œil la popularité soudaine de Mizuho et la possibilité qu’il puisse être la prochaine Elder. Elle prend son rôle de gardienne des traditions de l’Académie très à cœur et son sérieux inébranlable la rend ardue à aborder. Elle voue à Mariya une antipathie réciproque.

Voilà ma préférée ! Bon sang, Takako est une fille absolument adorable, une vraie déesse tsundere qui devient totalement dere dere avec le temps. Dès le premier coup d’œil, j’étais en train de fondre. Sa voix (ou plutôt celle de sa doubleuse, Furi Samoto) et enchanteresse, notamment quand elle rit. Je n’avais pas reconnu sa voix au premier abord, mais c’est aussi celle de Asuho dans Hoshizora no Memoria, voix que j’avais particulièrement adorée.

J’ai fait sa route en quatrième, et c’est sans aucun doute la plus drôle et plaisante du VN. Contrairement au traitement qu’a reçu Ichiko dans sa propre branche, Takako est sublimée par la sienne. Peut-être est-ce dû à sa position d’antagoniste occupée dans le tronc commun que cette version dere dere m’a tant plu, le gap moe produisant ses effets au maximum. L’aspect tranche de vie atteint son faîte et le drame est inexistant, mais cela ne m’a pas du tout empêché de savourer la lecture.

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DD Tomoyo

Otoboku est le moe-ge typique, avec une histoire placée dans l’ombre des personnages. C’est particulièrement vrai pour la route de Takako, dans laquelle il ne se passe rien d’intéressant mais qu’on appréciera malgré tout à cause de son excellente héroïne (bon Dieu, elle est trop mignonne… !). Donc, n’allez pas chercher midi à quatorze heures, ne commencez pas à lire Otoboku en vous attendant à une intrigue à la G-Senjou no Maou, ce serait plus que ridicule.

Le rythme est assez lent par moment et l’aspect tranche de vie poussé à un degré élevé. Il ne sera pas rare de passer plusieurs minutes à lire une conversation sur la série télé que les filles viennent de voir, sur un film, sans compter les salutations selon l’étiquette des jeunes filles modèles… Bref, ça ne s’enchaine pas forcément vite et on a droit à des scènes dont la frivolité est amusante. C’est le syndrome du « cute girls doing cute things », mais si vous vous lancez dans la lecture d’Otoboku, je doute que ce soit parce que vous recherchez autre chose.

On a donc une impression de douceur, de légèreté, et d’une bonne part d’humour très appréciable. Quand Mizuho commence à perdre les pédales et à faire un acte plutôt osé, comme « voler l’innocence » de sa kouhai dans un couloir (non, pas de cette manière-là, un truc beaucoup plus soft quand même), ça prête à sourire. D’ailleurs, en parlant de sourire, il est possible qu’il reste accroché au visage pendant un bout de temps durant la lecture, tant la popularité de Mizuho (un trap, rappelons-le) auprès des filles est incroyable. Ah, si elles savaient pour lui… !

L’une des particularités d’Otoboku est d’être décomposé en chapitres, le suivant étant à chaque fois introduit par une espèce de preview, comme ceux qu’on retrouve après l’ending dans les animes. Je trouve que c’est vraiment une bonne idée, ça montre qu’il y a quand même un fil conducteur, même mince.

Il y a en tout six routes, celles de Yukari, Shion, Kana, Takako, Mariya et Ichiko, chacune se terminant par un épilogue. Il est dommage que la coupure entre le tronc commun et l’entrée dans une route ne soit pas très nette. Il y a des évènements communs au sein de différentes branches (route Kana et Takako, par exemple), et cette redondance d’évènements est lassante à la longue.

Bien entendu, comme tout eroge qui se respecte, Otoboku inclut des scènes H. Alors, je peux vous dire qu’elles sont très mal insérées, presqu’autant que dans Kanon. Je pense que vous mesurez un peu le niveau de la chose… La relation que Mizuho entretient avec Mariya est salement ambiguë durant le tronc commun. Et je ne parle même pas d’Hisako, l’enseignante catholique qui ne fait pas de choses très catholiques au sein de l’école…

Cependant, s’il y a bien quelque chose que je regrette, à part le H mal placé, c’est que l’histoire ne donne pas l’impression d’avancer à certains endroits, ce qui ne motive pas du tout pour poursuivre la lecture. C’est des points morts où il n’y a ni humour, ni tension, ni intérêt et même les héroïnes ne font rien de marquant. Dans ces instants-là, on a juste envie de fermer la fenêtre et de vaquer à une autre occupation. C’est la principale raison pour laquelle j’ai pris plus de deux mois à boucler le VN, même s’il dure une vingtaine d’heures grand maximum.

Notez que des scénarios annexes sont débloqués dans la partie « Bonus scenario » après avoir terminé certaines routes. Ils mettent en scène des héroïnes secondaires en train de faire… euh, ce qu’elles ont à faire… Vous l’aurez compris. Si vous n’êtes pas intéressé par le H en plus, le quatrième chapitre bonus est une sorte de mini jeu marrant avec la résolution d’une enquête. C’est fun à lire, d’autant que le quatrième mur est drôlement mis à mal.

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DD Fuuko

C’est un point on ne peut plus nuancé. En tout, il y a 90 CGs, et la qualité des dessins oscille entre du très bon et du moins bon. Le bilan pour les HCG n’est pas favorable : les règles anatomiques font défaut par moment et l’expression de Mizuho durant les ébats est presque comique. Le trap est, soit dit en passant, celui qui a le meilleur chara design à mes yeux. Mais Takako n’est pas mal non plus (la dent du haut qui dépasse a son charme) ❤

Il y a aussi un manque de naturel dans certaines poses des héroïnes, une raideur qui inspire la maladresse. Le dessinateur a également du mal avec les visages de profil, et ça se voit.

Il faut noter que trois sprites sont réutilisés à tout bout de champ pour représenter les personnages secondaires. Le problème, c’est qu’ils incarnent également des personnages dénommés et faisant partie du conseil des élèves… Il aurait été mieux de créer d’autres sprites, mais bon, je comprends le choix des développeurs d’économiser sur ce point vu ça reste un détail.

Sinon, les décors sont impeccables, même s’il demeure une sensation de vide.

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DD Kotomi

Avec ses 21 pistes en comptant l’ED et l’OP (qui ne s’affiche qu’en patientant à l’écran-titre), Otoboku ne joue pas la carte de l’originalité. Ca ressemble aux musiques de n’importe quel autre galge, ça n’a rien de transcendant et aucune ne laisse vraiment de trace dans les tympans. Ça remplit le silence, c’est déjà ça.

Quant au doublage, j’apprécie fortement la voix de Takako (je crois l’avoir déjà spécifié), et pour le reste, c’est potable. Là encore, j’aurais aimé que l’équipe recrute une doubleuse en plus pour faire la voix des personnages secondaires, histoire d’éviter qu’une même voix ne sorte de trois personnages différents… Enfin bon, c’est un choix économique.

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DD Sanae

Otoboku est un VN qui se laisse lire et qui fait passer le temps si vous en avez trop devant vous. Si vous êtes un peu déprimé et que vous cherchez un moyen de vous distraire, regarder des filles mignonnes en train de faire des choses mignonnes ne vous fera pas de mal (je m’adresse principalement aux mâles, mais la gent féminine n’est pas à ignorer). Il y a des passages ennuyeux qui ne motivent pas, mais ça vaut le coup de s’attarder sur les routes de Shion et Takako.

Autrement, je ne pourrais pas recommander Otoboku à ceux qui désirent quelque chose de profond, parce qu’il n’y a aucune profondeur ici. Même si vous êtes un amateur de trap et de situations farfelues fondées sur le quiproquo, Otoboku ne va pas forcément vous combler. Vu que Mizuho se fond bien dans la masse des filles, on oublie souvent son véritable genre et il n’y a pas de personnages masculins pour faire des remarques.

Bref, si vous avez déjà une liste de VNs bien chargée, Otoboku ne sera pas en haut des priorités.

A bientôt pour de nouvelles aventures ! =D

A bientôt pour de nouvelles aventures ! =D