Remarque préliminaire : je n’aborde ici que les VNs pour des raisons de commodité, mais vous savez que mon blog écrit aussi sur les animes.

I) L’organisation des critiques

  • A) L’organisation ante-PW

La façon dont je rédige mes critiques sur les VNs est assez simple, je suis toujours un plan défini.

Lors de la création du blog, je n’avais qu’une faible expérience de la mise en page et cela se voyait. Je ne faisais pas de plan apparent jusqu’à l’article sur Narcissu, même si je me forçais à construire quelque chose de cohérent et d’organisé.

Depuis l’apparition du plan apparent, mes articles ont été systématiquement divisés de la manière suivante :

1- L’introduction : son contenu est assez aléatoire. Je peux y expliquer les raisons pour lesquelles j’ai été attiré par l’œuvre en question, citer le nom du studio, me plaindre de mes études qui m’empêchent de mettre à jour le blog, dire en une ligne si l’œuvre vaut le détour, etc.

2- Le synopsis : le titre est on ne peut plus explicite ! Dans cette partie, je fais un résumé de l’œuvre sans spoiler. Je pense que lire seulement le synopsis pour savoir si l’œuvre vaut le détour est une erreur, puisqu’il est rarement représentatif de sa qualité. Si je m’étais contenté du synopsis de Clannad ou Little Busters!, j’aurais raté des monuments du VN !

3- Les personnages principaux : comme je le dis toujours dans l’introduction, cette partie peut contenir des spoils. Je préfère prévenir avant, ça limite généralement les dégâts. Je n’adhère pas franchement à l’idée de présenter les personnages avant, vu qu’il est toujours préférable pour le lecteur de les découvrir lui-même. Ça gâche un peu le plaisir de la découverte, voyez-vous. Mais en ignorant cette partie, je ressentais un sentiment d’inachevé… donc j’ai quand même tenu à présenter les personnages en limitant au maximum les spoils, bien que j’aie boudé cette partie pour certains de mes articles. D’ailleurs, je ne comprends pas l’intérêt pour ceux qui n’ont pas encore commencé le VN en question de jeter un œil à la fiche des personnages, mais bon…

4- Mon appréciation générale : quant à la partie « Mon appréciation générale », ce titre très large me permet de dire tout ce qui me passe par la tête, que cela concerne les personnages, la qualité des routes, les scènes H, etc., du moment que ça n’empiète pas sur les autres parties de la critique. Et comme mon avis ne doit pas se résumer à deux mots, je commente divers aspects du VN, ce qui expose forcément des petits pans de l’intrigue, d’où la prévention au début.

5- L’aspect visuel : ici, je donne mon avis sur la qualité graphique de l’œuvre, sur l’animation (s’il y en a dans le VN en question), l’existence d’une galerie de CG (dans un VN), etc.

6- L’aspect sonore : la même chose que la partie précédente, mais pour les musiques, les voix s’il y en a (dans un VN), etc.

7- Ma conclusion : c’est une sorte de résumé de ce qui a été dit dans les parties précédentes destiné à ceux qui n’ont pas envie de lire la critique entière. Comme la conclusion ne contient pas de spoil, c’est une partie importante pour ceux qui veulent juste savoir si je recommande l’œuvre ou pas.

Ce n’est pas un plan très original, mais il présente l’intérêt d’aborder les points les plus importants du VN.

  • B) L’organisation post-PW

Depuis l’article sur Princess Waltz, l’organisation de mes articles a quelque peu changé. La partie 3 est devenue « La présentation des personnages », la partie 4, « Mon appréciation sur le scénario » et la partie 6, « L’ambiance sonore ».

3- La présentation des personnages : j’ai enlevé le mot « principaux » vu qu’il m’arrive de présenter les personnages « secondaires ». Je donne maintenant mon avis sur les personnages et, le cas échéant, leur route, en écrivant en blanc à cause des spoils qui peuvent survenir.

4- Mon appréciation sur le scénario : l’appréciation a été restreinte au scénario seulement, et ne peut plus empiéter sur la présentation des personnages et des routes, qui fait à présent l’objet de la partie 3. Là encore, des spoils peuvent apparaitre.

6- L’ambiance sonore : seul l’intitulé a changé. C’est pour éviter la répétition du mot « aspect », qui était déjà présent dans la partie 5.

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II) Ma vision des critiques

  • A) Une objectivité inaccessible

Les critiques que je rédige ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Après tout, il s’agit de mon point de vue, et non du vôtre. Il est tout à fait possible que vous ayez un avis différent du mien, et ce pour une infinité de raisons. D’ailleurs, vous avez toujours la possibilité de laisser un commentaire dans mes articles pour faire part de vos pensées, même si elles divergent de ma position.

Je pars du principe qu’aucune critique n’est objective du moment qu’elle vient d’une personne. Se proclamer objectif ne suffit pas pour que la critique devienne elle-même objective. Du moment que le rédacteur utilise un qualificatif afin de commenter un point de l’œuvre, il se soumet obligatoirement à sa propre conception du terme.

Prenons l’exemple d’un rédacteur affirmant qu’un VN lambda est long à démarrer. Selon quel critère un VN est-il « long à démarrer » ? Doit-on raisonner en termes d’heures, de minutes, ou de pourcentages de l’histoire ? De même, à partir de quand un VN est-il censé avoir démarré ? Dès qu’intervient un élément perturbateur, l’action, la fin de l’introduction ?

Ensuite, prenons l’exemple d’un rédacteur déclarant qu’un VN est inintéressant parce que l’histoire est négligée au profit des scènes H (nukige). On voit ici que la personne n’est pas particulièrement attirée par les scènes érotiques (ce qui est mon cas), mais le VN qui en présente beaucoup ne sera inintéressant que de son point de vue. Rien n’empêche quelqu’un d’autre de le trouver très intéressant, car justement, il cherchait un VN de ce genre-là (oh, le petit coquin…) !

Vous l’aurez compris, tout est subjectif dans une critique, qu’elle émane de moi ou de quelqu’un d’autre. Une qualité pour moi peut être un défaut pour d’autres, et vice versa. C’est pour ça qu’il faut vous forger votre propre avis, et non suivre aveuglément l’avis d’untel. Bien entendu, si vous visitez mon blog, c’est que vous voulez un avis sur telle ou telle œuvre pour ne pas perdre votre temps sur un VN qui ne vous plaira pas. Mais retenez bien qu’il s’agira seulement de mon avis et pas celui d’une entité objective. L’objectivité et la neutralité dans une critique n’existent pas, à moins de présenter les faits sans les qualifier.

  • B) Le danger de la notation

Noter une œuvre est une chose que je ne ferai jamais sur mon blog. Pourtant, nombre de blogs anglophones ayant un but proche du mien, c’est-à-dire écrire des critiques sur des VNs, le font. Pourquoi ne pas avoir suivi la tendance ?

Tout simplement parce que la notation est une idée dangereuse. Noter une œuvre, c’est comme se mettre à la place d’un correcteur qui sanctionne les fautes dans une dictée. A chaque faute, un point en moins. Si la faute est minime, on pourrait songer à n’enlever qu’un demi-point. Le problème, c’est qu’on n’est pas dans une dictée et qu’il n’existe pas objectivement d’erreurs dans une œuvre. Que doit présenter un VN pour obtenir la note maximale ? Être parfaite ? Encore faut-il définir la perfection, ce qui à l’échelle humaine restera toujours subjectif. Qu’est-ce qu’un VN parfait, après tout ?

Un VN qui a beaucoup d’actions, qui fait preuve de modération dans les scènes H, qui sait bien alterner moments tristes et comiques ? Ou bien un VN qui joue bien sur les émotions, qui ne présente que des passages humoristiques, qui est dépourvu de scènes H ? La perfection est alors subjective, car suivant les personnes, une œuvre sera parfaite ou non. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

En outre, mettre une note à une œuvre, c’est prendre le risque qu’on ne retienne qu’elle au détriment du reste de la critique. Le premier réflexe que l’on a face à une critique notée, c’est de regarder la note qui a été attribuée. Et quand on parle de l’œuvre à quelqu’un d’autre, il est encore plus tentant de dire : « Hé, tu sais, le site de X a mis 9/10 au VN Lambda ! Ça doit être super ! » Le reste de la critique passe donc à la trappe.

Au final, avancer qu’une œuvre représente n/10 n’a aucun sens. Ce qu’il faudrait vraiment noter, c’est l’enthousiasme que l’on a eu en lisant le VN, afin d’exposer plus précisément notre degré de satisfaction. C’est tout.